Une rivière, Le Doubs.

Le Doubs est une jolie rivière qui coule,
Sous les falaises de Baumes les Dames,
Elle prend sa source à Mouthe où foule,
De ses sabots le chamois qui brame,
La terre brune piétinée qui déboule,
Une pente où des champignons à lames,
Poussent entre les pierres qui roulent,
Jusqu’à la berge du ru où lui entame,
Tout doucement son lit qui se déroule,
Vers les villages où s’abritent les âmes.

Comtoise, mon horloge.

Comment mon horloge a pu me manquer,
Un jour elle est partie pour se faire réparer,
L’horloger m’a dit qu’il y en avait pour peu,
Mais, comme le son du tic-tac était silencieux,
En passant ne pas voir le battant se balancer,
Plus de sonnerie et ni voir les aiguilles tourner,
Ne plus entendre toutes les heures de la journée,
Enfin quand elle revint comme je fus rassurée.

Un jour pas comme un autre !

Hier, ce fût mon anniversaire,
Une bonne idée de le fêter ce jour là,
Bien sûr, je sus quoi faire,
Alors, j’invitais comme cela,
Des personnes pour leur plaire,
Comme si ce fût un petit gala,
Pas pour leur dire de se taire,
Car aucune d’entre elles ne parla,
Mais les rires furent si forts et clairs,
Tellement nous avions bu au-delà,
Du possible une boisson centenaire,
Qui nous emmena par de-ci de-là,
En mangeant un met d’art culinaire,
Tel ce gâteau qui était posé sur un plat,
Quand quelqu’un leva les yeux en l’air,
Comme si il avait vu des calendulas,
Au-dessus de nos têtes ni dignitaires,
Ni couvertes de couronnes de lilas,
Il fallut lui dire que c’était des éclairs,
Sans avoir eu l’envie de faire des éclats,
Vînt le temps de se dire adieu sans braire,
Afin, que tout le monde s’en alla…

Petit mot d’amour d’une maman à sa fille

Il faut que tu sois bien triste,
Marie est bien pessimiste,
Pour écrire de si jolies choses,
Ne sois pas si morose,
Cela va bien s’arranger,
Et tu dois bien manger,
Pour reprendre des forces,
Et avoir des amorces,
Près de tes enfants et de nous,
Et aussi près de tous,
Je sais que tu es forte,
Et que ce que tu portes,
T’aidera dans ta tête,
À en faire une fête,
Quand tu seras guérie,
Tu auras tout oublié,
Et tu seras comblée,
Je l’espère de tout cœur,
Car pour ton bonheur,
Tu pourras à nouveau,
Courir après les moineaux,
Les mésanges et les hirondelles,
Et refaire un nid comme elles,
Espérance, joie et amour,
Tu seras pour nous toujours.

Un intrus pour Liloo

Mon chat Liloo la reine de ces lieux,
À l’arrivée du chaton nommé Psyché,
Petit intrus n’étant pas du tout vieux,
Non surpris d’être choisi et emmené,
Loin de sa mère dont le lait précieux,
Avait disparu et avait été remplacé,
Par le biberon pour qu’il soit mieux,
En continuant à manger et être sevré,
Afin qu’il puisse finir par dire adieu,
À ceux de son ancienne maisonnée,
Située dans un coin peu ombreux,
Ce chaton Psyché a donc été hébergé,
Dans un nouveau logis où les jeux,
Dont Liloo a fini peu à peu lassée,
Sont une attraction à ses yeux,
Étant ensemble ma Liloo est fâchée,
Pourront-ils s’entendre tous les deux ?